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highlex
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L'indescriptible et innommable vision d'un Monde, par les capteurs sensitifs du projet H.eX.T.
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Date de création :
07.01.2008
Dernière mise à jour :
21.01.2008

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Le cycle d'Akaï. T3- La Cascade

Le cycle d'Akaï. T3- La Cascade

Publié le 21/01/2008 à 12:00 par highlex
Quelques jours plus tard, Alric passait chercher Akaï pour se rendre à la Cascade. Sur le chemin, il lui fit part de son embarras vis a vis de la situation dans laquelle il se trouvait : En effet, il passait aux yeux des garçons, comme des filles, pour un tisseur de rêve, ou pire, un naïf, au sujet de sa balade dans la forêt :
-Tu m’as raconter des choses, et j’y ai crus, j’en ai parlé, et tous se moquent de moi. Ses yeux mouillés étaient durs, un tremblement agitait le dessus de sa paupière droite.
Pour Akaï, se regard mettait en jeu la confiance et peut être la seule réelle amitié qu’il avait.
Il ne pu le soutenir. Il s’esquiva en esquissant un pas de danse, visiblement trop raide et s’efforçant de prendre un ton enjoué s’écria :
« -Comment, Alric mon seul ami, peux tu même concevoir l’idée que j’essaierai de te mystifier ? ?
- mais tu aurais toi même dit à Kelkif qu..
- Ce bestiau n’a rien compris, Bien sur que je suis rentré dans la forêt et je t’y emmène quand tu veux… Là au moins, il ne prenait pas de risque, son ami ne relancerai jamais une proposition pareille.

Mais le visage d ‘Alric s’était ouvert, si il fronçait encore les yeux, s’était pour évacuer les larmes qui avaient commencé à monter. Sa bouche se fendait d’un large sourire et son pas devint sautillant.

Lorsque arrivé au surplomb de la Cascade, il aperçut sur le Grand Rocher KelKif qui s’envolait dans un vertigineux plongeon, il laissa échapper un gloussement de plaisir à l’idée de le moucher. D’autant que la petite plage tout en bas était recouverte des corps peu vêtus des jeunes filles qui commentaient en continu les prouesses des garçons.
Akaï quand à lui reçut comme un coup au plexus.
Il rechercha son air pour entamer la descente, et son cerveau engagea dans le même temps l’élaboration d’une stratégie qui le tirerai de ce mauvais pas.
Il fallait avant tout éviter que ces deux là passent trop de temps ensemble.

Comme Kelkif extrayait de l’eau sa massive carcasse sur un rocher particulièrement bien exposé pour offrir à son public le spectacle de sa musculature en effort, Akai bouscula son ami, et tout en promettant La Grande Honte aux dernier à l’eau, il s’élança dans une course entre les rochers.

C’est lorsqu’il pris son dernier appuis sur une haute pierre et amorça son plongeon qu’il entendit tonner dans toute la Cascade la voix d’Alric qui faisait preuve à cet instant d’une puissance étonnante. Tandis qu’il cherchai à retrouver le sens de la remonté, Akaï comprit que son ami venait de passer à l’offensive.
L’espace d’un instant, il envisagea de rester sous l’eau, et peut-être ressortir plus en aval, vers les rapides. Puis ses poumons le rappelèrent douloureusement à l’ordre.. Lorsque sa tête émergea de l’eau, il entendit une fois encore la voie d’Alric rebondir contre les parois

« -…Alors voici l’occasion de tester ta bravoure Kelkif l’Obtus, nous partons sur le champs, oseras-tu nous accompagner ! ! ». Son ami fièrement perché sur son caillou brandissait un doigt vindicatif vers un Kelkif raide comme un piquet qui cherchait du regard le soutien de ses camarades.
Tous les yeux se fixèrent sur Akaï.
Il y eut un long silence au cours duquel il prit conscience d’une intense douleur qui cuisait la peau de son torse. Même le plus beau « plat »de la saison n’aurait pas suffit à provoquer ces regards ou se mêlait respect et crainte, doute et espoir.
Le tonitruant « Alors en route » que claironna Alric marqua le départ et toute la cascade se mis à grouiller d’une agitation extraordinaire pour cette chaude heure de l’après midi.

Akaï sortit de l’eau presque mécaniquement, ses bras le rhabillèrent, ses jambes l’entraînèrent sur la piste du départ, mais son esprit était, comme son regard, un gouffre de vide.

Il était incapable d ‘élaborer la moindre pensée.

Lorsque Alric le saisit aux épaules et les yeux victorieux lui annonça fort cérémonieusement que Le Moment était venu de prouver au monde…Akaï vit s’effondrer devant lui les quelques bases à partir desquelles il avait projeté son avenir.

Il se retrouva avec Alric en tête d’un cortège silencieux qui s’acheminait résolument vers la première brèche de l’Orée, près du domaine familiale. Derrière eux, un bon groupe de garçons s’était formé autours de Kelkif, et l’on y discutaillait fébrilement.
Sur le chemin, une fille quitta le rang en courrant vers une maison et en revint avec trois autres jeunes gens. Ils rigolaient fort lorsqu’ils rejoignirent la petite troupe, et la bonne humeur fut contagieuse. Kelkif se mis lui aussi à rire, et envoya à l’assemblée quelques boutades qui furent immédiatement contrées par un Alric rayonnant de cette force profonde que procure la confiance aveugle.

Akaï était sorti de sa torpeur, et la réalité représentait un mur immense, un pas devant ses yeux. Il s’imaginait une vie, dans la vallée, d’Akaï Le Fabulateur…Inconcevable ! L’idée de partir ne l’effleura même pas : La vallée était le monde, ailleurs n’était qu’un cortex de légendes ancestral, qu’on n’évoquait que pour effrayer les enfants turbulents.

Puis le calme revint, avec l’apparition des arbres au loin. La troupe s’avança jusqu’aux vestiges de Palissade, et forma un demi cercle autours des garçons de tête.
Devant les sourires moqueurs qui s’affichaient encore ostensiblement sur pas mal de faciès, Akaï eut un avant goût de ce qui l’attendait pour des cycles entiers s’il ne faisait pas face à la situation.



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