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highlex
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L'indescriptible et innommable vision d'un Monde, par les capteurs sensitifs du projet H.eX.T.
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Date de création :
07.01.2008
Dernière mise à jour :
21.01.2008

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Le cycle d'Akaï. T.2. Akaï la Canaille

Le cycle d'Akaï. T.2. Akaï la Canaille

Publié le 19/01/2008 à 12:00 par highlex
Etrangement, pour les membres de sa famille, il restait Akaï La Canaille.
Il savait au fond de lui que toutes Ses femmes l’aimait.
Il était le seul garçon de sa génération, et dans celle de ses mères il n’y en avait eue que deux. Autant dire que pour ceux de la Vallée, sa famille était particulièrement favorisée. Jyahihana, sa grand mère siégeait depuis déjà longtemps au Conseil des Matriarches, et nombreux étaient celles et ceux qui lui demandait audience entre les Conseils.

Les travaux des champs et de la maison étaient équitablement partagés par tous, et Akaï n’avait été invité à y participer que depuis deux cycles. Jusque là, et comme tous les enfants de la vallée, il avait jouie d’une très grande liberté dans les limites du domaine.
Tout jeune, il passait beaucoup de temps seul, ses oncles avaient 15 cycles de plus que lui, et s’ils lui témoignaient beaucoup d’affection, ils ne prenaient guère le temps de jouer avec lui.

Les jeux de ses sœurs l’avait assez vite lassé, et c’est dans son imaginaire qu’il avait trouvé un frère avec qui s’amuser. Il avait passé une période, lorsqu’il avait six cycles, durant laquelle il cru si fort à ce frère Kaïa qu’il le voyait réellement à ses cotés. Il lui gardait une place lors des repas et avait rajouté une natte dans sa chambre. Il avait intégré Kaïa au monde réelle et ne comprenait pas les réactions agacées de ses mères.
On l’avait amené dans la chambre de Jyahihana, c’était la première fois qu’il y entrait. Il se souvenait de grand dessins sur les murs et d’objets étincelants qu’il n’avait jamais vu ailleurs. Sa Matriarche lui avait parlé longtemps, il s’était réveillé sur sa natte, avec l’impression confuse de « voir plus large… ». Il fut dès lors persuadé que Kaïa était bien réelle, mais qu’il vivait dans un autre domaine. Il promis à son frère de le retrouver, quand il serait grand.
Mais bien qu’il eue oublié son serment depuis longtemps, Akaï gardait, aux yeux des siens, l’image d’un doux rêveur.

Leur domaine s’étendait sur les hauteurs du Versant Exposé, le long des Bois Obscures. Cette forêt était la sources de tant de contes sinistres, qu’elle inspirait aux habitants de la vallée une crainte séculaire.
Autrefois, on avait construit une grande palissade qui longeait les bois sur toute la crête du Versant, à quelques mètres des premiers arbres. Aujourd’hui, seuls quelques tronçons étaient encore debout, la plus grande partie moisissait sous une épaisse couche d’humus.

La vallée s’était développée sans les ressources des Bois Obscures. Le combustible provenait des déchets domestiques retraités dans les grandes Tourbières et suffisait largement aux besoins de la vallée. Le bois de construction provenait d’une futaie dont la gestion revenait au Conseil. Les matriarches n’autorisait l’abatage que lorsque les jeunes arbres étaient suffisamment forts. Ceci expliquait en partie le petite nombre de construction dans la vallée : lorsqu’une famille devenait trop importante, on lui accordait le bois pour agrandir sa maisons de quelques pièces.

Akaï avait grandi avec la forêt. Il avait joué près des morceaux de palissade derrière les quels il repoussait des hordes de monstres féroces. Ses sœurs n’aimait pas s’approcher si près des bois . La Pallissade devint son refuge personnel et les Bois Obscures, un gouffre d’inspiration pour son imaginaire déjà fertile.. Lorsque vers 13 cycles il put quitter le domaine il se rendit conte que la peur des Bois était largement partagée dans la vallée, et les plus terrorisé était ceux qui vivaient sur le petit versant, loin de l’autre coté de la rivière. Avec eux, il soignait particulièrement ses descriptions, il reproduisait le sinistre bruit du vent dans les arbres et gardait toujours dans sa manche quelques branchettes à casser au moment ou il les sentait près…De contes en fables, il en vint à raconter à un garçon, Alric qu’il était déjà entré dans la foret. Plusieurs décades passèrent avant qu’un autre garçon, KelKif qu’on savait plutôt têtu, pour ne pas dire obtus, aborda de nouveaux le sujet.
« Paraît qu’t’as été dans les bois » lui dit il en balançant le menton avait un violent ton de défis.
Ce gars, il venait de le croiser par hasard sur le chemin du Petit Pont et il ne l’appréciait pas particulièrement. Il n’avait ni le temps ni l’envie de construire une trame assez solide pour que ce crâne plat de Kelkif veuille bien avaler l’histoire. Ainsi esquiva-t-il le sujet en affirmant croquis à l’appuis, que vue l’emplacement de son domaine, il connaissait parfaitement les trois brèches de l’Orée pour s’y être souvent aventuré.
-Mais tu n’es pas rentré dans la forêt insista le lourd et Akaï laissa échapper son NON en démarrant vers la course qui l’appelait urgeament.



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